La nappe rhénane

 

 

Schéma global

 Cliquer ici pour agrandir

La nappe phréatique rhénane (Masse d’eau CG001 - Pliocène de Haguenau et nappe d’Alsace) est l’une des plus importantes réserves en eau souterraine d’Europe. Elle s’étend, en Alsace, sur 3200 km2 dont 400 pour le pliocène de Haguenau. La quantité d’eau stockée, pour cette seule partie alsacienne, est estimée à environ 35 milliards de m3. L’alimentation de la nappe phréatique est assurée :

  • directement à partir des précipitations au niveau de la plaine (pluies efficaces),
  • par infiltration des cours d’eau vosgiens dont le débit est également tributaire des précipitations,
  • par infiltration des eaux du Rhin selon les tronçons et les aménagements,
  • par les apports latéraux en bordure des Vosges ou de la Forêt Noire, par les nappes d’accompagnement de la Doller, de la Thur, de la Lauch et de la Fecht notamment,

Les prélèvements des eaux de la nappe sont principalement dus :

Les fluctuations de niveau, plus ou moins importantes suivant les secteurs et les types d’événements qui en sont la cause, ne sont pas sans conséquence sur le milieu naturel et les activités humaines : assèchement des zones humides, remontées d’eau dans les habitations individuelles ou les bâtiments publics, incidences sur l’importance et la propagation des pollutions (apparition des nouveaux vecteurs de pollution des eaux à partir du sol ou des eaux de surface).

 La nappe phréatique donne naissance aux rieds, éléments typiques du paysage de la plaine d’Alsace, dont les richesses faunistiques et floristiques sont reconnues à l’échelle européenne (site natura 2000 Rhin, Ried, Bruch d’intérêt communautaire, bande rhénane est devenue en 2008 zone Ramsar, zone humide d’intérêt international, site Natura 2000 du Bruch de l’Andlau, etc.).

 Peu protégée par des terrains perméables et située à faible profondeur, la nappe subit des dégradations du fait de pollutions multiples, diffuses ou / et ponctuelles, d’origine industrielle, agricole, domestique ou des pollutions des eaux superficielles qui s’infiltrent dans la nappe.