Objectifs

La nappe est présente à partir d’une profondeur allant de quelques centimètres dans le Ried (Sélestat) jusqu’à près d’une vingtaine de mètres dans la forêt de la Hardt (Mulhouse). Elle s’étend côté alsacien de Bâle au sud à Lauterbourg au nord et du Rhin jusqu’aux collines sous-vosgiennes. Cette profondeur par rapport au sol varie dans le temps en fonction de l’importance des pluies, de l’alimentation ou du drainage de la nappe par les rivières et des prélèvements par pompage liés aux activités humaines.

Les effets

Ces fluctuations de niveau, plus ou moins importantes suivant l’endroit et les types d’événements qui en sont la cause, ne sont pas sans conséquence sur le milieu naturel et les activités humaines : assèchement des zones humides, remontées d’eau dans les caves et les parkings souterrains, incidences sur l’importance et la propagation des pollutions.

Les architectes, les bureaux d’études spécialisés, les services techniques des collectivités locales et territoriales, les services de police de l’eau, les experts ou les compagnies d’assurance, les constructeurs ou les installateurs-chauffagistes (géothermie), ont souvent besoin de connaître les informations relatives à ces variations.

Aux besoins cités précédemment, les principaux enjeux, auxquels doit répondre le réseau piézométrique régional, sont résumés ci-dessous :

    • Réaliser des modélisations hydrodynamiques et de transfert : échelle de la nappe ou plus locale (piémont),
    • Réaliser une analyse statistique globale pour caractériser le fonctionnement de la nappe (définir des zones homogènes),
    • Suivre l'impact du changement climatique,
    • Etablir les conditions de référence et analyser la représentativité des réseaux : (nécessite le maintien des chroniques longues supérieures à 20 ans),
    • Etablir l'état quantitatif au titre de la DCE,
    • Suivre les zones humides remarquables signalées dans le SDAGE,
    • Suivre les zones d'alertes des arrêtés sécheresses correspondant à des zones ciblées (bassin d'alimentation de surface),
    • Réaliser des cartes piézométriques,
    • Cartographier les zones à risque d'inondation par remontée de nappe dans le cadre de la directive inondation,
    • Evaluer les échanges nappes-rivières,
    • Réaliser les bulletins de situation hydrologique mensuels (régional, bassin et national).